Le prix de l’engagement

L’acronyme de FARD, soit « Femmes algériennes revendiquant leurs droits » compose un mot arabe qui signifie « obligation » ou « condition ». Association locale, créée le 8 mars 1995 à Oran dans le cadre de la Loi de 1990 sur les associations, elle s’est mise en conformité avec la nouvelle Loi 12-06 de 2012. L’association s’appuie, par sa stratégie de communication, sur le travail de proximité et la visibilité de ses actions au plan local, national et international. Après un quart de siècle d’activité, elle est désormais une organisation incontournable en matière de défense des droits des femmes et une actrice reconnue dans le processus historique du mouvement des femmes en Algérie et, notamment, son courant féministe. Par son action plurielle, FARD s’investit dans les objectifs suivants : respect de la personne humaine, égalité devant la loi et abrogation du Code de la Famille, respect des libertés d’expression. A ce titre, elle a pour slogan « Une Citoyenneté pleine et entière implique des droits formels et droits réels ». Indépendante de tout parti politique, organisation religieuse ou autre, elle est ouverte à toute femme qui adhère aux valeurs universelles des droits de la Personne Humaine et, en particulier, le principe de l’égalité entre les femmes et les hommes. Par son travail de proximité, FARD assure les prestations suivantes : accueil ; écoute ; accompagnement juridique, psychologique et médical ; hébergement ; médiation sociale et insertion socioprofessionnelle. Elle développe également ses intérêts stratégiques en contribuant à la co-construction pluri-acteurs d’une vision globale pour une société moderne basée sur l’égalité des chances en termes d’accès aux droits fondamentaux de la personne humaine. FARD travaille particulièrement sur cinq axes : information et sensibilisation sur les droits des femmes ; formations ; veille et mobilisation ; accompagnement des femmes pour leur autonomisation ; solidarité et soutien des femmes en difficulté socioéconomique et les échanges internationaux.

Le Centre Karima-Senouci

Après avoir longtemps souffert du nomadisme, l’association a pu bénéficier en 2009 de la mise à disposition d’un local par la commune d’Oran, en plein centre-ville, dans un quartier riche d’associations et d’institutions culturelles. Ce siège est devenu un espace convivial avec des conditions dignes d’accueil et d’animation. FARD a pu pérenniser son accompagnement des femmes victimes de violences en créant le Centre Karima-Senouci, espace d’accueil, d’écoute et de détente pour les femmes en détresse. Plusieurs centaines de femmes victimes de violences se présentent annuellement à la permanence. Le centre est devenu un lieu de référence pour les structures médicales et sociales, les services de médecine légale ou la Direction de l’action sociale de wilaya qui orientent vers lui les femmes dont les situations ne trouvent pas de réponses à leurs niveaux. L’espace d’activité de l’association est opérationnel toute l’année et du dimanche au jeudi, parfois même les week-ends selon les besoins de FARD ou d’autres structures, en particulier pour les formations. Il est disponible aussi à l’expression libre de la société civile partageant les valeurs et objectifs de l’association. Le potentiel humain de l’association se compose de bénévoles (membres du bureau, adhérentes et sympathisantes) et, selon les financements, de salarié(e)s et consultant(e)s. Le Centre nécessite en permanence un gestionnaire de l’espace, une psychologue clinicienne et une assistante sociale renforcés par des avocat(e)s et médecins bénévoles. Le financement des activités et des charges est assuré principalement par les demandes de subvention aux projets, les cotisations et souscriptions des adhérentes au budget de fonctionnement. L’association préserve son autonomie d’action dans la recherche de financements.

Dans les synergies dynamiques

Association de wilaya, FARD est sollicitée pour des interventions dans toutes les régions du pays pour des partenariats ou réseautages avec d’autres organisations de la société civile algérienne, des organisations non gouvernementales accréditées en Algérie et également des institutions de l’Etat au niveau local ou central. Elle jouit d’une bonne image en matière de contribution et de facilitation des synergies dynamiques au niveau local, régional, national et international. Malgré des relations ambivalentes avec les autorités locales, ses apports sont reconnus pour leur qualité. C’est le cas notamment, au niveau régional, avec l’Agence de développement social (ADS) et des instances nationales comme le Ministère de la solidarité nationale, de la famille et de la condition féminine, avec lesquels il existe même, de manière irrégulière, une coopération à partir de l’expertise de l’association sur les vulnérabilités des femmes et, en particulier, sur les violences qu’elles subissent. En 2008, elle a fait appel à des compétences pour professionnaliser son intervention par le management associatif et la gestion de projet.

FARD a réalisé ou participé à plusieurs autres projets dont :

  • Création du Réseau associatif national pour l’intégration du genre dans les pratiques associatives (RIGPA – DZ, 2008-2009).
  • Formation de jeunes femmes à la création et gestion d’une micro-entreprise, 2009.
  • Lancement du réseau BALSAM des cellules d’écoutes en Algérie à l’initiative du Centre d’Information et de Documentation sur les Droits des Femmes et des Enfants (CIDDEF via l’ONUFEM, 2010-2012).
  • Accompagnement de jeunes femmes non qualifiées à la recherche de formation et d’emploi (2014-2015).
  • Accès à la formation et à l’emploi, un droit de la personne humaine pour des jeunes femmes non qualifiées (Wilaya d’Oran, 2015).
  • Plateforme citoyenne – activités thématiques répondant aux besoins thématiques des associations du Cercle d’Oran des citoyen(ne)s de la Méditerranée (2015-2016).
  • « Accès aux droits pour les femmes prises dans des schémas de domination et/ou d’exploitation à Oran », en partenariat avec APROS-hougrani, l’APCS et Médecins du Monde (Algérie, 2016 – 2018).
  • Création de l’espace pluri-acteurs « Jardin des Femmes », géré par un consortium associatif oranais qui connaît une grande renommée nationale et internationale. Sa deuxième phase a initié une démarche de labellisation du concept (juin 2020).
  • Projet « Haoua » – Alliances et sororité des défenseures des droits des femmes pour la défense et la promotion des droits des femmes au Mali et en Algérie. Partenariat Algérie (Algérie, SOS Femmes en Détresse) et Mali (WILDAF et AMDH) en 2017-2019.
  • La campagne régionale "Tolérance Zero" face aux violences faites aux femmes et aux filles, dans la région sud de la Méditerranée, lancée par l'Initiative Féministe Euromed avec 9 organisations de la société civile de 7 pays: Femmes Algériennes Revendiquant leurs droits-FARD pour l'Algerie, l'association pour les Techniques de Communication Appropriées - ACT pour l'Égypte, l'Organisation des Femmes Arabes- AWO pour la Jordanie, l'Association NAJEH et le Rassemblement Démocratique des Femmes Libanaises (RDFL) pour le Liban, Union de l'Action Feminine ( UAF) pour le Maroc, Société Palestinienne des Femmes Travailleuses pour le Développement (PWWSD) et la Federation du Comité d'Action des Femmes (PFWAC) pour la Palestine et l'Association des Femmes Tunisiennes pour la Recherche et le Développement (AFTURD)- 2019 - 2021

La plateforme animée par la chargée de communication de l’association est toujours active en ligne et compte plus de 1500 membres.

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